"C'est disproportionné" : une famille menacée d'expulsion pour avoir sous-loué son logement social sur Airbnb

Menacée d'expulsion, la locataire d'un logement social de Viols-le-Fort (Hérault), une mère de deux enfants, avait sous-loué cinq jours son appartement pour 250 euros. - John MacDougall - AFP
Menacée d'expulsion, la locataire d'un logement social de Viols-le-Fort (Hérault), une mère de deux enfants, avait sous-loué cinq jours son appartement pour 250 euros. - John MacDougall - AFP

Selon le Midi Libre, une mère de famille et ses deux enfants sont sous le coup d'une expulsion de leur logement social à Viols-le-Fort (Hérault) après avoir sous-loué l'appartemment sur Airbnb.

Cinq petits jours de sous-loc' qui pourraient leur coûter le logement. À Viols-le-Fort (Hérault), une famille est sous le coup d'une expulsion pour avoir sous-loué son logement social sur Airbnb, nous apprend le Midi Libre. La locataire de l'appartement, mère de deux enfants, avait empoché 250 euros pour cinq jours à l'été 2021.

Mis au courant des faits, le bailleur social, FDI Habitat, a choisi d'enclencher une procédure en justice. Le tribunal a par la suite prononcé en novembre la résiliation du bail et l'expulsion qui sera effective à l'issue de la trêve hivernale au 31 mars. La locataire est également condamnée à payer les frais de justice (1650 euros) et les frais d'huissier.

"Tous les contrats stipulent très clairement qu'il est strictement interdit de sous-louer son logement et nous avons une politique très ferme" là-dessus, explique au Midi Libre FDI Habitat.

"C'est disproportionné"

Pour la jeune femme, éducatrice spécialisée depuis 20 ans, cette solution lui a permis d'"offrir une sortie canyoning" à ses enfants. Elle assure n'avoir pas eu connaissance de l'interdiction pour un locataire de proposer son logement social sur une plateforme.

"C'est disproportionné. Je reconnais que j'ai fait une erreur mais il aurait pu y avoir un rappel de la loi. Non seulement je suis sous le coup d'une expulsion mais ma situation financière devient difficile alors qu'elle ne l'était pas avant", témoigne auprès du Midi Libre la locataire, qui a fait appel.

FDI Habitat assure avoir proposé au locataire de quitter le logement "à l'amiable, ce qui a été refusé".

"Compte tenu de la situation, nous réfléchissons à la poursuite de cette procédure, bien que cela soit contraire à notre politique de fermeté", a toutefois signifié le bailleur social.

"Nous allons réfléchir à une solution intermédiaire entre l'expulsion et la grâce. Il faut voir si l'on peut faire une proposition en appel, peut-être une amende. Mais il faut encore que cela soit juridiquement possible ", précise au Midi Libre FDI Habitat.

Article original publié sur BFMTV.com

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