"C'est un désastre" : en Ariège, l'enquête se poursuit après l'abattage illégal de centaines d'arbres

Valentin Dunate
·1 min de lecture

La plupart des parcelles concernées sont situées à proximité de la RN20 qui mène en Andorre, une route très fréquentée. Pour y accéder, Il faut emprunter un petit chemin boueux et enneigé. Il y a une belle forêt, on entend les oiseaux. "Là il faut imaginer 300 sapins. Ils étaient à touche-touche, et voilà ce qu'il reste : des immondices." Hélène et Yves Rameil font partie des plaignants. C'était "un havre de paix pour les animaux, assure Hélène. Il y avait des biches, des chevreuils, des sangliers... et là voyez, c'est un désert, c'est un désastre." Yves remarque "des hydrocarbures, du mazoute", déplore Yves pour qui "c'est carrément un massacre à la tronçonneuse, c'est désolant."

Des bûcherons espagnols

Des arbres abattus par centaines. Les faits remontent à la fin février. Le couple d'Ariégeois a vu les bûcherons : ils parlaient espagnol. Hélène et Yves sont donc allés voir le maire de Perles-et-Castelet. Dans sa petite mairie en pierre,
Gérard Durand revient sur cet échange avec les bûcherons qui ont fait mine de ne pas comprendre. "C'est 'no comprendo', confie le maire de la commune, j'ai dit 'passez-moi le patron !'. Et là, je lui ai demandé comment se faisait-il qu'ils viennent couper du bois, que personne ne leur a dit de venir ni quoi que ce soit chez des particuliers, qu'ils saccageaient tout. 'Ah, les ouvriers se sont trompés', m'a-t-il répondu."

"C'est vraiment du vol, et ce qu'ils font, c'est criminel."

Gérard Durand, maire de Perles-et-Castelet

à franceinfo

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