"C'est allé vite, on ne s'est pas rendu compte": un Français bloqué en Afghanistan témoigne sur BFMTV

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Yama Enay At Zadah, un Français encore bloqué en Afghanistan  - BFMTV
Yama Enay At Zadah, un Français encore bloqué en Afghanistan - BFMTV

Face à la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan, le gouvernement français a rapidement souhaité mettre ses ressortissants en sécurité. Pour ce faire, les autorités ont mis en place plusieurs rotations afin de rapatrier rapidement les Français jusqu'à Abou Dhabi dans un premier temps, puis jusqu'à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Cette opération concerne également des Afghans qui ces dernières années ont collaboré avec les forces armées françaises.

Pourtant, la situation reste encore extrêmement compliquée pour certains Français encore présents sur le sol afghan. C'est le cas de Yama Enay At Zadah, un Français d'origine afghane qui s'ets rendu sur place il y a quelques semaines afin de rendre visite à ses proches qui vivent toujours à Kaboul.

"Je suis avec ma famille parce qu’en fait ça faisait plus de cinq ans que je n’avais pas vu ma mère, j’ai eu des enfants et ma mère n’avait pas vu ses petits–enfants. On s’est dit qu'avant que les choses ne se dégradent, ce serait l’occasion de venir voir ma mère. On est venu plus de deux semaines et les choses se sont passées tellement vite qu’on ne s’est pas rendu compte", témoigne-t-il auprès de notre antenne.

L'aéroport de Kaboul encore bondé

Selon lui, il est désormais impossible d'accéder à l'aéroport de la capitale afin de tenter de quitter le pays.

"Aux abords de l’aéroport, ça a commencé à être l’embouteillage, les portes étaient envahies par les foules, celle par laquelle on devait rentrer, on a pas réussi. Il y a une autre famille française qui est retournée hier (mardi) soir chez eux. On a eu des consignes de l‘ambassade, qui demande de retenter notre chance, car ils ont donné notre nom aux Américains", ajoute-t-il.

Cependant, le ressortissant français reste optimiste, et compte sur un départ dans les prochaines heures.

"On a qu’à taper à la porte mais on n’arrive pas à y accéder. La foule est très dense, mais pas un centimètre disponible pour passer. On était au troisième rang avec les enfants qui ont sont presque été étouffés, on est ressorti pour que les enfants n’étouffent pas. J’espère qu’aujourd’hui ou demain, que les gens qui n’ont pas de passeport puissent un peu évacuer qu’on puisse accéder a l’aéroport", conclut-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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