Ces six menaces planent sur vos baignades cet été et peuvent vous faire vivre un enfer

Au lac, en rivière ou à la mer, les baignades comportent toujours des risques, des risques que l’on ignore et qu’il faudrait, pourtant, bien avoir en tête. Petit tour d’horizon.

Photo of a young woman swimming in the river.

Si les hydrocutions et les noyades sont les risques les plus connus liés à la baignade, d’autres menaces planent également sur cette activité. Pour vous éclairer, 60 millions de consommateurs a répertorié différentes contaminations qui touchent le littoral et les cours d’eau et qui peuvent représenter un grave danger pour la santé humaine.

Tout d’abord, chaque baigneur est exposé à Escherichia coli. D’origine fécale, cette bactérie peut se retrouver dans les eaux de baignade, notamment en cas de saturation des stations d’épuration. Les eaux usées peuvent déborder et être rejetées dans les cours d’eau et sur le littoral. Par ailleurs, en été, les plages bondées sont particulièrement exposées au développement d’Escherichia c oli , en raison de l’augmentation du nombre de baigneurs dans l’eau. Concrètement, cette bactérie peut provoquer des gastro-entérites. Les symptômes surviennent généralement trois à huit jours après l’ingestion accidentelle d’eau contaminée.

Attention également si vous nagez dans les lacs et les rivières. Vous risquez peut-être d’être victime des cyanobactéries, également surnommées “algues bleues”. Certaines d’entre elles libèrent des toxines dans l’eau et sont impliquées dans de nombreux cas d’intoxications humaines et animales. Diarrhées et vomissements peuvent survenir tout comme, dans une moindre mesure, des conjonctivites, des irritations de la gorge et des oreilles, des maux de tête, de la fatigue ou des vertiges.

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Si vous comptez voyager aux Antilles et en Guyane, vous pourriez avoir affaire aux Sargasses, des algues brunes non toxiques lorsqu’elles sont vivantes. Mais lorsqu’elles sont mortes, après s’être échouées sur les plages, elles entrent en putréfaction, entraînant ainsi un dégagement important de sulfure d’hydrogène. Ce gaz est toxique lorsqu’il atteint de fortes concentrations, aussi bien pour les êtres humains que les animaux. Les autorités sanitaires déconseillent donc de fréquenter les plages sur lesquelles elles se trouvent et recommandent de ne pas les manipuler ni de les piétiner lorsqu’elles sont en cours de putréfaction. En France, ce sont les algues vertes de l’espèce Ulva qui posent problème lorsqu’elles entrent en putréfaction.

Outre celle-ci, nous sommes également confrontés, dans l'Hexagone, à l’Ostréopsis, une algue qui libère elle aussi des toxines. Les intoxications se font donc en inhalant les embruns marins et entraînent des symptômes de type grippal, des irritations cutanées et des troubles gastriques. "Les professionnels travaillant sur les plages ou à proximité, comme les maîtres-nageurs sauveteurs ou les restaurateurs, sont particulièrement touchés", a indiqué l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

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Enfin, les baigneurs peuvent, par dommage collatéral, être victimes des leptospires, des bactéries qui infectent notamment les rongeurs. Ces derniers les rejettent dans leurs urines et contaminent ainsi les rivières, étangs et autres piscines naturelles. Elles finissent par pénétrer dans l’organisme des baigneurs par des plaies, des lésions cutanées ou des muqueuses et peuvent provoquer des douleurs musculaires et articulaires, une forte fièvre avec frissons, des maux de tête et des troubles digestifs.