Ces enfants nés de PMA ou GPA racontent leur rapport à la normalité et aux autres

Marine Le Breton

PMA - On parle beaucoup d’eux, en revanche, on ne les entend pas souvent. Ils sont pourtant l’objet de toutes les polémiques concernant la PMA et la GPA: les enfants nés de ces techniques de procréation. Dans le documentaire “PMA-GPA, les enfants ont la parole” diffusé ce mardi 2 juin, France 5 tend le micro à sept d’entre eux.

Âgés de 8 à 12 ans, sept enfants et adolescents racontent leur histoire, comment ils vivent le regard des autres, leur relation avec leurs parents, exposent leur vision de la normalité et questionnent parfois même leurs droits. Kolia, Julie, Sacha, Lou Ann, Jade, Mathis et Tom ont deux mères ou deux pères, une mère seule, un père et une mère ou encore deux mères et un père et tous ont en commun, malgré leurs parcours différents, une naissance “hors du commun”.

Pourtant, ce sont des enfants comme les autres et du haut de leur petit âge, ils évoquent leur rapport à la normalité. “Moi je me trouve normale, je suis une fille comme les autres, je suis une humaine, il n’y a pas à croire que je suis une extraterrestre”, lance par exemple Lucie, 9 ans, née d’une PMA avec don anonyme faite par sa mère célibataire. 

“Je ne suis pas normale, comme 100% des humains”

“Il n’y a pas de normal, je ne vois pas pourquoi ce mot existe, car il n’y a rien de normal dans la vie, tout le monde n’est pas normal, il n’y a jamais quelqu’un qui est parfaitement normal (...) Donc non, je ne suis pas normale comme 100% des humains”, expose pour sa part Lou Ann, 11 ans, née d’une insémination artisanale faite à la maison, qui a deux mamans et un papa.

Si eux se sentent normaux, c’est le regard des autres qui fait peser sur eux la différence. “J’ai peur de comment ils vont réagir, ils vont peut-être se moquer, ne pas rester avec moi (...) Ils vont me dire que je suis trop différente”, s’inquiète Jade, 13 ans, née d’une mère porteuse. “Il vaut mieux le dire direct, parce que s’ils sont contre la PMA et qu’ils découvrent ça à ton anniversaire, ça devient un peu risqué”,...

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