Notre cerveau serait doté d’un système d’alerte pour se débarrasser des pensées indésirables

AFP/ WLADIMIR BULGAR/SCIENCE PHOTO LIBRARY

Notre cerveau disposerait d’un système d’alerte qui contribuerait à nous débarrasser de pensées indésirables. C’est ce que suggèrent des chercheurs qui ont analysé les images cérébrales et les électroencéphalogrammes de 24 volontaires. Leurs conclusions ont été publiées le 18 avril dans The Journal of Neuroscience.

Les chercheurs ont observé un signal qui pourrait être une alerte désignant un souvenir indésirable. Le cortex préfrontal dorsolatéral, la région du cerveau impliquée dans un réseau permettant l’élaboration de processus cognitifs, s’efforcerait ensuite de supprimer ce dernier, explique au New Scientist Michael Anderson, de l’université de Cambridge, l’un des auteurs de l’étude.

“Le réseau de neurones identifié par cette étonnante étude offre peut-être une piste de traitement contre les pensées incontrôlées liées aux TSPT [troubles du stress post-traumatique] et aux TOC [troubles obsessionnels compulsifs]”, indique à l’hebdomadaire Benedetto De Martino, spécialiste en sciences cognitives à l’University College de Londres, qui n’a pas participé aux travaux.

Entraîner son cerveau

En revanche, pour Annemieke Apergis-Schoute, chercheuse au département de neurosciences, psychologie et comportement de l’université de Leicester, cette étude – à laquelle elle n’a pas non plus pris part – présente des limites. La méthode utilisée par ses confrères, reposant sur la mémorisation, par les participants, de paires de mots, pourrait ne pas être pertinente pour les problèmes de santé mentale. Elle insiste :

“Pour les personnes souffrant de troubles du stress post-traumatique et de troubles obsessionnels compulsifs, les pensées indésirables sont extrêmement angoissantes.”

Mais, selon Michael Anderson, d’autres travaux menés par son équipe et impliquant des stimuli pénibles ont suscité une activité dans les mêmes régions du cerveau. De son côté, Benedetto De Martino imagine que “dans un avenir proche, les patients pourraient être en mesure d’entraîner certaines parties de leur cortex préfrontal à exercer un contrôle plus strict sur des souvenirs indésirables”.

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