« Le cerveau peut faire des merveilles lorsqu'il est apaisé »

Propos recueillis par Thomas Bourgeois-Muller

Jonathan Curiel, auteur de « Vite ! Les nouvelles tyrannies de l'immédiat ou l'urgence de ralentir » (Ed. Tribune Libre chez Plon)

ENTRETIEN. Dans « Vite ! », Jonathan Curiel, DG adjoint au sein du groupe M6, appelle à ralentir face à ce qu'il appelle « la société de l'immédiateté ».


De la vie professionnelle jusqu'aux fins de journées prolongées sur les réseaux sociaux, en passant par notre consommation (excessive ?) de séries ou nos nombreuses heures passées devant la télévision : sommes-nous toutes et tous pris dans une certaine spirale infernale de la vitesse ? C'est bien la « tyrannie » que dénonce Jonathan Curiel, auteur de Vite ! Les nouvelles tyrannies de l'immédiat. Directeur général adjoint en charge des magazines et des documentaires au sein du groupe M6, il explique en préambule de son nouveau livre avoir saisi l'opportunité de couper son téléphone, quelque peu, a minima, pour prendre du recul et se lancer dans la rédaction de cette vaste analyse de notre rapport à « l'immédiateté », dans cette société dite de « l'instant », où se trouvent d'un côté « les rapides » et de l'autre les « lents », explique-t-il. Comment « déconnecter » ? Sommes-nous tous voués à devoir trouver notre propre équilibre ? Autant de questions posées par l'auteur. Nous l'avons rencontré. Entretien.

Le Point : L'importance du présent et de l'instantanéité traduit-elle selon vous une peur de l'avenir propre à notre société ? La vitesse que vous décriez n'est-elle pas aujourd'hui positive pour les sociétés, face à l'urgence climatique notamment ?

Jonathan Curiel : Oui, cela traduit une grande peur de l'avenir, notamment chez les jeunes. Il y a beaucoup de sondages et d'études qui montrent qu'elle existe, d'où la nécessité d'approfondir et de creuser le présent. Vous avez plein d'expressions rigolotes qui sont impropres mais qui montrent ce culte de l'instant, « de l'instant présent », par définition qui est présent, ou encore le très utilisé « au jour d'aujourd'hui », alors qu'il n'y a aucune (...) Lire la suite sur LePoint.fr

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