Le cerveau humain s'est développé à la suite de l'extinction des grands animaux

Nathalie Mayer, Journaliste
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Les premiers individus du genre Homo sont apparus sur Terre il y a environ 2,5 millions d’années. À une époque où le poids moyen des animaux tournait autour de 450 kilogrammes. Mais durant le Pléistocène, l’époque géologique qui précède directement la nôtre, et jusqu’à l’apparition de l’agriculture, la taille moyenne des animaux a chuté de 90 %. Et des chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Israël) relient aujourd’hui ce phénomène au développement du cerveau humain.

Ils suggèrent en effet que les grandes proies étaient les plus faciles à chasser. Qu’elles ne nécessitaient pas le recours à des outils élaborés. Qu’elles étaient, par ailleurs, les plus riches en graisse et représentaient ainsi une source d’énergie importante. Mais lorsqu’elles ont commencé à se faire plus rares, les humains et leurs cerveaux ont dû s’adapter à la chasse de proies plus petites et plus rapides.

Rappelons que les chercheurs avaient noté certains changements physiologiques, culturels et comportementaux datant de cette époque. Un développement important du cerveau humain et une adaptation des bras et des épaules aux lancés, l’utilisation du feu ou encore la multiplication d’outils en pierre ou sophistiqués comme l’arc et la flèche. Et jusqu’à aujourd’hui, aucune théorie unifiée n’avait permis de les expliquer.

Les chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Israël) montrent une baisse significative de la prévalence des animaux pesant plus de 200 kilogrammes, couplée à une augmentation du volume du cerveau humain. © natali_mis, Adobe Stock
Les chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Israël) montrent une baisse significative de la prévalence des animaux pesant plus de 200 kilogrammes, couplée à une augmentation du volume du cerveau humain. © natali_mis, Adobe Stock

Des capacités cognitives adaptées à des proies plus vives

Selon les chercheurs de l’université de Tel-Aviv, avec la disparition des grandes proies, les humains ont dû se montrer plus rusés et plus audacieux. Plus intelligents. Et utiliser des outils plus sophistiqués. Prendre des décisions plus rapides aussi. Développer une connaissance poussée du comportement animal et un langage permettant d’échanger sur la question. Le tout pour...

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