Le cerveau des astronomes se transforme dans l'espace

Un voyage dans l’espace, ce n’est pas anodin. Les chercheurs l’observent depuis longtemps maintenant. Lors de séjours prolongés, le corps des astronautes est soumis à rude épreuve. Parce que l’humanité a évolué pendant des millions d’années en fonction de la gravité qui règne sur Terre. Et qu’une fois dans l’espace et cette gravité disparue, notre physiologie est bouleversée.

Le cerveau des astronautes n’échappe pas à ces effets. C’est ce que confirment aujourd’hui des chercheurs de l’université de l’Oregon (États-Unis) après avoir étudié des IRM réalisées sur 15 astronautes ayant vécu plusieurs mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Les astronautes se sont prêtés à l’expérience juste avant d’embarquer pour l’espace. Et juste après. Mais aussi un, trois et six mois après leur retour. Toutes ces images ont ensuite été comparées à celle de cerveaux d’autant de sujets témoins restés sur Terre pendant toute la durée de l’étude.

Comment rester en bonne santé dans l'espace quand on est un astronaute ?

Ce que les chercheurs voulaient tout particulièrement étudier pour la première fois, ce sont les effets d’un tel séjour sur les espaces périvasculaires du cerveau humain. Ils ont observé que chez les astronautes débutants — ceux dont c’était le premier vol dans l’espace — ces espaces augmentent. Chez les astronautes plus expérimentés, en revanche, rien de tel ne se produit. « Comme s’ils avaient atteint une sorte d’homéostasie », commente Juan Piantino, professeur à la faculté de médecine de l’université de l’Oregon, dans un communiqué.

Ici, les espaces périvasculaires identifiés dans le cerveau d’un astronaute avant son départ pour l’espace. En rouge, ces espaces superposés sur la matière blanche de l’individu (à gauche) ainsi que sur plusieurs tranches de son scan structurel (à droite). Dans l’encadré bleu, l’agrandissement d’un espace périvasculaire. © Kathleen E. Hupfeld et al., Scientific Reports
Ici, les espaces périvasculaires identifiés dans le cerveau d’un astronaute avant son départ pour l’espace. En rouge, ces espaces superposés sur la matière blanche de l’individu (à gauche) ainsi que sur plusieurs tranches de son scan structurel (à droite). Dans l’encadré bleu, l’agrandissement d’un espace périvasculaire. © Kathleen E. Hupfeld et al., Scientific Reports

Des répercussions dans l’espace et sur Terre

Rappelons que...

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