Certificat vaccinal : "Il faut faciliter la circulation des personnes en Europe", plaide Franck Riester

Emmanuel Macron a esquissé les contours d’un déconfinement par étapes, lundi 26 avril, lors d’un déplacement à Melun (Seine-et-Marne). Est-ce trop tôt au vu du nombre toujours élevé de contaminations au Covid-19 ? "Les choses s’améliorent. Nous devons avoir un objectif de réouvertures progressives. Nous avons pris la décision de remettre les enfants à l’école en étant très vigilant", assure Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, invité des "4 Vérités" de France 2, mardi 27 avril. La réouverture des écoles ne risque-t-elle pas de créer un rebond des contaminations ? "Il y a cet équilibre à avoir entre les restrictions qui permettent de lutter contre la circulation du virus et la nécessité de continuer à vivre, à aller à l’école, que l’économie perdure. […] On réadaptera les dispositifs en fonction de la situation sanitaire", indique le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité. "Mélanger terrorisme et immigration, c’est grave" Un projet de certificat vaccinal devrait permettre aux citoyens de l’Union européenne de voyager à nouveau sur le territoire européen. Pour l’instant, seulement 20 % des Européens sont vaccinés. N’est-ce pas un peu prématuré ? "Il faut absolument se préparer pour avoir ce type de dispositif pour simplifier la vie de nos compatriotes. Ce dispositif permettra de recenser d’une façon simple sur un document numérique la situation sanitaire des personnes : sont-elles vaccinées ? Immunisées ? Ont-elles reçu un test PCR négatif récemment ? Ce qui permettra, avec une application, d’avoir facilement accès à ces données-là. Il faut que nous puissions faciliter la circulation des personnes en Europe et, éventuellement, depuis l’étranger", précise Franck Riester. Lors d’une attaque terroriste à Rambouillet (Yvelines), une policière, Stéphanie Monfermé, a été assassinée, vendredi 23 avril. L’émotion était très vive lors d’un hommage, lundi 26 avril. La présidente de la région Île-de-France a fait un lien entre immigration et terrorisme. "Je regrette cette surenchère d’un certain nombre de partis politiques qui instrumentalisent ce sujet. Mélanger terrorisme et immigration, c’est grave, parce que cela insinue des choses terribles, cela crée le doute sur n’importe quel immigré dans notre pays", conclut le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité.