"Certains nous disent de rentrer en France" : contraintes au confinement face au coronavirus, des expatriées racontent "l'ambiance macabre" en Italie

Guillemette Jeannot

"Restez à la maison." Au lendemain de l'annonce choc du chef du gouvernement, lundi 9 mars, 60 millions d'Italiens sont priés de rester chez eux. Giuseppe Conte a étendu à l'ensemble du pays les mesures drastiques qui confinaient un quart de la population du Nord depuis dimanche.

L'Italie est le premier pays à généraliser le confinement pour tenter d'enrayer la progression du coronavirus, une mesure en vigueur jusqu'au 3 avril, pour l'instant. Dans la péninsule, l'épidémie a déjà fait plus de 630 morts et la barre des 10 000 cas a été franchie. Franceinfo a recueilli les témoignages de plusieurs expatriées qui vivent de l'autre côté des Alpes depuis quelques années.

"Beaucoup de gens se sont sauvés dans le Sud"

"C'est étrange, la ville a l'air déserte alors qu'elle ne l'est pas", décrit Lucie, 30 ans. "Les gens sont chez eux, derrière leur fenêtre." La jeune femme, journaliste indépendante, vit en Italie depuis trois ans et demi. Cela fait à peine deux mois qu'elle est installée à Padoue (Vénétie), une ville étudiante du nord du pays située en "zone rouge" de confinement. Depuis mardi, cette "zone rouge" est étendue à l'ensemble de la péninsule. Couvre-feu oblige, bars et restaurants ferment leurs portes à 18 heures, moment où, d'ordinaire, les étudiants sortent.

Même scénario de ville fantôme à Turin (Piémont). "Tout est fermé. Cela fait deux semaines que la ville est quasiment vide", dépeint Amélie, 29 ans. Avec Laura, 29 (...)

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