"Certains en auront, d'autres pas" : pourquoi des élèves de seconde risquent d'être privés de cours sur la sexualité

Yann Thompson
En pleine mise en œuvre de la réforme du lycée, le gouvernement reconnaît avoir négligé la continuité de certains enseignements, notamment en sciences de la vie et de la Terre.

Oups ! Le ministère de l'Education nationale a reconnu, jeudi 7 mars, dans un document interne (PDF) consulté par franceinfo, que la réforme du bac avait engendré des "discontinuités" dans les programmes destinés aux élèves actuellement en classe de seconde générale et technologique. Cette note, révélée par le site spécialisé LeCaféPédagogique.net, souligne le risque de voir des centaines de milliers de jeunes privés de cours de "procréation et sexualité humaine" en sciences de la vie et de la Terre (SVT).

D'où vient ce bug ? A l'heure actuelle, ces questions sont abordées en classe de première. Dès la rentrée prochaine, elles devront l'être au cours de la première année de lycée. Résultat : les élèves actuellement en seconde arriveront en première, l'an prochain, sans avoir suivi cet enseignement en seconde et sans l'avoir au programme des mois à venir.

Pour éviter d'en arriver là, le ministère de l'Education nationale "recommande" aux enseignants de limiter la casse. "Il apparaît opportun de traiter certaines parties du nouveau programme de seconde par anticipation", écrit-il. Sans dresser de liste exhaustive des "discontinuités", le document alerte "tout particulièrement" sur les questions de sexualité en SVT et de "signaux et capteurs" en physique-chimie.

"C'est vraiment du bricolage"

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