La centrale nucléaire de Zaporijia, coupée du réseau, continue d'être alimentée en électricité

Militaire russe monte la garde dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Zaporijjia, le 1er mai 2022 - Andrey BORODULIN / AFPTV / AFP
Militaire russe monte la garde dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Zaporijjia, le 1er mai 2022 - Andrey BORODULIN / AFPTV / AFP

L'Agence internationale de l'énergie atomique annonce ce lundi soir que la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine continue d'être alimentée en électricité malgré le débranchement du dernier réacteur du réseau.

"La ligne électrique de réserve a été utilisée pour acheminer l'électricité de la centrale vers le réseau", indique l'AIEA dans un communiqué, expliquant que le refroidissement et d'autres fonctions de sûreté nucléaire sont toujours assurées.

"La centrale continue de recevoir l'électricité dont elle a besoin pour sa sécurité à partir de son unique réacteur en fonctionnement", indique également l'agence rattachée à l'ONU. "Il sera de nouveau connecté au réseau quand la ligne de secours sera réactivée", selon la même source.

Plusieurs incidents depuis le début du conflit

Seuls deux membres de l'AIEA se trouvent encore sur place à Zaporijia et ce, de manière permanente afin d'observer la situation sur place et fournir des évaluations indépendantes sur l'état de la centrale.

Samedi, l'AIEA avait annoncé l'arrêt de l'unité numéro 5 en raison de l'endommagement à la suite de frappes de la dernière ligne électrique encore en fonctionnement. Les trois autres ont été perdues précédemment pendant le conflit. Les quatre autres réacteurs à Zaporijjia sont stoppés depuis des semaines.

Ce dernier incident survient quelques jours après une visite vendredi d'une délégation de l'AIEA à la centrale, qui se trouve au coeur de tensions entre Kiev et Moscou depuis des mois et dont le site a été bombardé à plusieurs reprises, faisant craindre une catastrophe nucléaire.

Depuis plusieurs semaines, Russes et Ukrainiens s'accusent mutuellement de ces bombardements.

Article original publié sur BFMTV.com