Centrale nucléaire de Zaporijia: le chef de l'AIEA va se rendre à Kiev et Moscou

Centrale nucléaire de Zaporijia: le chef de l'AIEA va se rendre à Kiev et Moscou
Le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi, le 2 mars 2022.  - JOE KLAMAR / AFP
Le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi, le 2 mars 2022. - JOE KLAMAR / AFP

Le directeur général de l'AIEA "se rendra à Kiev puis à Moscou cette semaine" afin de discuter de la mise en place d'une zone de protection autour de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, selon un communiqué publié mardi soir.

Rafael Grossi va "poursuivre les consultations" pour établir un tel dispositif "dès que possible", a indiqué l'Agence internationale de l'énergie atomique, sans préciser quand il est attendu dans les deux pays belligérants.

Incertitude à la tête de la centrale

La centrale de Zaporijia, la plus grande d'Europe, est occupée depuis début mars par les troupes russes, mais se trouve non loin de la ligne de démarcation entre les territoires contrôlés par Kiev et ceux occupés par Moscou.

Elle est située dans la région de Zaporijia, l'un des territoires ukrainiens officiellement annexés vendredi par la Russie. Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de bombardements sur le site depuis plusieurs mois.

Son directeur, Igor Mourachov, avait été arrêté vendredi par la Russie et détenu pendant plus de deux jours. "Il est désormais avec sa famille (...) et ne reprendra pas ses fonctions" à la centrale", a précisé l'AIEA. "On ne sait pas encore qui va le remplacer", selon la même source.

"Garder les choses simples"

Les frappes répétées et les explosions de mines à proximité du site ont fait resurgir le spectre d'une catastrophe nucléaire majeure similaire à celle de Tchernobyl en 1986. Si Kiev préconise une zone démilitarisée, Rafael Grossi avait appelé en septembre à "garder les choses simples".

"Il faut que l'Ukraine et la Russie se mettent d'accord sur le principe très simple de ne pas attaquer ou bombarder la centrale (....), il faut l'engagement qu'aucune action militaire ne visera la centrale et ses environs", avait expliqué le chef de l'instance onusienne.

Article original publié sur BFMTV.com