La centrale de Fessenheim ferme progressivement

La fin approche à grand pas pour les salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace. Le premier réacteur doit être définitivement arrêté le 22 février et le second, le 30 juin. Selon la direction du site, 650 salariés d'EDF et 300 d'entreprises prestataires y travaillent encore. A leur tour, 200 salariés EDF partiront en 2020. En 2025, date prévue du début du démantèlement, ils ne seront plus que "60 salariés d'EDF et une centaine de salariés prestataires". Ces départs pourraient causer environ cinq millions d'euros de perte de revenus pour les seuls commerces de proximité des alentours.

Du côté des salariés, tous semblent aujourd'hui résignés. "Je trouve ça triste que ça se termine comme ça", confie Jean-Luc Cardoso, 52 ans, qui s'est fait à l'idée de la fermeture de son lieu de travail depuis trois décennies, mais il en garde un goût amer. Parmi les employés, "il y a une forme de résignation, une certaine lassitude et encore une grande colère d'incompréhension", rapporte le technicien d'exploitation, ancienne voix de la CGT. "On s'est battu contre, on a perdu", résume-t-il.

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Passées les étapes de "la colère" et de "l'espoir que cela ne se concrétise pas tout de suite", c'est désormais "plutôt de la tristesse" qui anime le millier d'employés (EDF et prestataires) encore sur la centrale, raconte Frédéric Simeoni, 56 ans, également trente années de maison. Cet ingénieur s'attend à une année 2020 "particulière". "Petit à petit, des collègues vont partir, ça se vide", relate celui qui va poursuivre son travail jusqu'en 2023, date prévue de fin d'évacuation des combustibles, mais aussi de son départ en retraite. "C'est le hasard".

"Un gâchis"

Quand Hervé Nolasco est muté à Fessenheim en 2015 pour rejoindre sa femme médecin en Alsace, la fermeture de la centrale est déjà envisagée, mais cette perspective est alors "encore impensable" pour les salariés.

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