Centrale de Belleville sous surveillance renforcée: "Bonnet d'âne pour EDF" ou aléa industriel?

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Centrale de Belleville sous surveillance renforcée: "Bonnet d'âne pour EDF" ou aléa industriel?

Comme d'autres avant elle, la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher, fait l'objet de l'attention redoublée de la part de l'Autorité de sûreté nucléaire, indépendante, dont l'efficacité dépend en bonne partie de la bonne volonté de l'exploitant.

"Surveillance renforcée." C'est l'expression qu'emploie l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour dire qu'elle tient un site à l'œil. A Belleville-sur-Loire, dans le Cher, le "facteur humain" est pointé du doigt. "On a trop tendance à l'oublier, mais le nucléaire reste une industrie avec ses pannes, ses incidents, ses difficultés", résume l'ASN, jointe par BFMTV.com. "Pour cette centrale, nous reprochons à EDF la manière dont sont gérés les 'écarts' au quotidien et la manière d'en rendre compte." Par "écarts", il faut comprendre les pannes, les matériels défectueux, l'usure de certaines pièces.

Que recouvre cette "surveillance renforcée" de la centrale nucléaire? Concrètement, il y a aura toujours "une vingtaine d'inspections par an" sur ce site, mais "elles seront plus poussées", explique l'ASN. "Sans préjuger de la suite" et alors qu'EDF dit avoir déjà apporté des "correctifs", Belleville-sur-Loire restera sous cette surveillance renforcée en 2018. Le but étant de pallier "un manque de rigueur" dans la gestion des installations.

Selon Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), cette mise sous surveillance renforcée est "beaucoup plus fréquente" qu'on veut bien le dire.

Où l'on reparle des embarrassants "dossiers barrés"

"La différence c'est que l'ASN ne communique pas toujours sur le...

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