La Centrafrique reconnaît des exactions de paramilitaires russes

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En Centrafrique, la Commission d’enquête spéciale mise en place en mai suite aux nombreux rapports documentant des exactions commises par les rebelles, l'armée et les paramilitaires russes vient de rendre ses conclusions. Dans un rapport de synthèse de quelques pages, les enquêteurs imputent la majorité des exactions aux rebelles, mais reconnaissent aussi, et c’est une première, la responsabilité de soldats Faca ainsi que des paramilitaires russes qui combattent à leurs côtés.

Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Sur une centaine de cas d’exactions impliquant les forces pro-gouvernementales et documentées par l’ONU, plus de 80 sont avérées, selon la commission. Parmi ces exactions, il y a notamment des exécutions extrajudiciaires, des arrestations, des séquestrations arbitraires, des actes de tortures, d’occupations d’édifices publics, d’écoles, d’hôpitaux, de lieux de culte ou encore des cas d’entrave aux humanitaires.

Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice, présente les résultats de la commission : « Il a été relevé que des 103 incidents, la majeure partie est imputable aux rebelles de la CPC. Comme pour les Faca, certains sont déjà sous poursuite devant les juridictions de droit commun et seront jugés lors des prochaines sessions criminelles pour avoir perpétré toute une panoplie de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. D’autres cas plus graves, seront déférés devant la Cour pénale spéciale (CPS) ou la Cour pénale internationale (CPI). »

Des exactions en train d'être documentées

Pour la première fois, la responsabilité des paramilitaires russes est évoquée : « Sur les incidents avérés, certains sont imputables aux instructeurs russes qui sont en appui aux Faca dans la lutte contre les éléments de la CPC ».

Les faits reprochés aux forces d’appui, notamment les instructeurs russes, sont en train d’être documentés pour la saisine des juridictions de leur pays. Le ministre se félicite que des « instructeurs russes », aient déjà été rapatriés pour être jugés dans leur pays

Pour l’instant, le rapport complet reste confidentiel, le ministre a chargé le procureur général d’approfondir les enquêtes.

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