Centrafrique: les réfugiés et rapatriés aimeraient exercer leurs droits civiques

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Selon le HCR, plus de 620 000 Centrafricains sont réfugiés, notamment dans les pays voisins (Cameroun, Tchad, République démocratique du Congo). Des retours se font régulièrement. Cette semaine, deux convois de retournés volontaires ont été organisés. Et ces retournés confient leur envie d’exercer leurs droits civiques.

Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Dans cette baleinière, des réfugiés chantent leur plaisir de rentrer enfin chez eux. Parmi leurs espoirs, aller voter le 27 décembre prochain. C’est le cas de Edo. « C’est à cause de l’élection que je suis rentré pour faire mon devoir de citoyen. S’il y a des possibilités, je dois m’enregistrer pour pouvoir voter. » Pourquoi souhaite-t-il voter ? « ça, c’est le devoir de quelqu’un qui vit dans ce pays. »

Mais pour les réfugiés qui rentrent aujourd’hui l’inscription sur les listes électorales est déjà clôturée. Et pour les réfugiés encore à l’extérieur - ils sont estimés à environ 200 000 votants potentiels -, le vote ne sera pas possible non plus. Thierry Zeneth, président de la sous-commission Éligibilité au statut de réfugié à la commission nationale pour les réfugiés, revient sur le processus mené :

« Les autorités se sont employées à faire en sorte que le vote soit inclusif avec la participation des réfugiés. La procédure a été déclenchée, un projet de loi a été élaboré. Malheureusement la question du Covid, les moyens limités de l’État et les difficultés de l’ANE [Agence nationale électorale] à mettre en route les opérations électorales ont fait qu'il y a eu énormément de retard et qu’on ne pouvait plus déclencher ces activités pour permettre le vote de nos compatriotes à l’extérieur. »

Malgré tout certains réfugiés, une minorité, ont réussi à s’inscrire sur les listes électorales de leur pays d’accueil en tant que diaspora.