Centrafrique : un procès historique ravive le souvenir de l'un des pires massacres de la guerre civile

franceinfo avec AFP

En mai 2017, une colonne de miliciens chrétiens anti-balakas avait déferlé sur cette ville du sud-est de la Centrafrique, jusqu'alors relativement épargnée par la guerre civile qui ravageait le reste du pays depuis 2013. Selon l'ONU, ces hommes avaient tué au moins 72 civils musulmans et 12 casques bleus. Pour ce massacre, cinq chefs de ces milices anti-balakas ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité pour crimes contre l'humanité, le 7 février 2020, à Bangui. Un verdict historique dans un pays rompu à l'impunité.

Les miliciens accusaient leurs victimes civiles de complicité avec la rébellion séléka. Cette coalition à dominante musulmane avait renversé le régime du président François Bozizé en 2013 et plongé la Centrafrique dans une spirale d'affrontements intercommunautaires.

Aujourd'hui, à Bangassou, petite cité somnolente du sud-est de la Centrafrique où s'est rendu un journaliste de l'AFP, le temps s'est comme arrêté dans des allées bordées d'arbres immenses et d'élégantes bâtisses tombées en décrépitude. Ne subsistent que les vestiges d'un passé florissant et les traumatismes d'un des pires massacres qu'a connu ce pays à l'histoire pourtant tourmentée. Depuis la signature d'accords de paix locaux en 2018, musulmans et chrétiens arpentent librement les rues.

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