Centrafrique : le premier procès de la CPS à nouveau renvoyé

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Démarrage difficile pour le tout premier procès de la Cour pénale spéciale depuis sa création il y a 7 ans. La CPS est une juridiction mixte composée de magistrats nationaux et internationaux et chargée de juger les crimes le plus graves commis en Centrafrique depuis 2003. Si le procès a effectivement démarré, pour l’ouverture des débats il faudra encore attendre. Puisque l’audience a été une nouvelle fois reportée au 16 mai prochain.

Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Après un premier renvoi la semaine dernière en raison du boycott des avocats de la défense, qui jugeaient insuffisants leurs honoraires, ces derniers demandent une nouvelle fois le report de l’audience, le temps de préparer leurs propos liminaires.

Les débats ne s’ouvriront donc pas avant le 16 mai prochain sur décision du président. L’annonce fait grincer des dents après 3 années de procédure.Du côté de la Cour, du parquet mais aussi des associations de victimes qui manifestaient quelques jours plus tôt leur colère et leur impatience devant le siège de la CPS.

Sur le banc des accusés, trois membres du groupe rebelle 3R Issa Sallet Adoum, Ousman Yaouba et Mahamat Tahir sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité lors du massacre d’une cinquantaine de civiles dans le Nord-Ouest du pays en mai 2019.

Les observateurs les plus critiques de la Cour notent l’absence de détenu d’envergure. Tous trois avaient été volontairement remis par leur chef a la mission des Nations unies.

A lire : Centrafrique: la CPS ouvre son premier procès, 7 ans après sa création

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