Centrafrique: quelle place pour les groupes armés dans le futur dialogue national?

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Le président Touadéra a officiellement installé le comité en charge d'organiser le dialogue républicain. L'opposition appelle à la participation des membres de la CPC à ce dialogue.

Le sujet est loin de faire consensus. « Le gouvernement, suite à la défection d’un certain nombre de membres de groupes armés qui ont décidé de regagner la CPC, a décidé de prendre certaines mesures par rapport à certains de ces groupes », explique le ministre Jean-Willybiro Sako, l'un des représentants des pouvoirs publics au sein du comité d'organisation du dialogue.

Les groupes armés qui ont participé à la CPC n’auront donc pas voix, confirme Jean-Willybiro Sako. « Lors de la concertation qui a eu lieu avant la préparation proprement dite pour le dialogue, tous ont reconnu que pour l’instant, nous ne pouvons pas faire participer ces organes membres de la CPC à ces différentes rencontres. »

Le ministre rappelle aussi que les groupes armés ont déjà un cadre de dialogue : le comité exécutif de suivi de l'accord de paix. Mais pour l'opposition leur présence est au contraire essentielle.

« Ces groupes armés qui sont actuellement dans la CPC étaient hier les alliés du pouvoir, rappelle Sosthène Guetel, le président en exercice de la COD2020. Il est indispensable que ces groupes armés soient au dialogue inclusif pour dire que cela ne va plus se répéter. Une fois qu’on aura compris leurs problèmes, si l’on peut trouver des solutions, qu’on les trouve, et qu’on ne peut plus parler de groupes armés en Centrafrique. C’est cela notre démarche. »

Par ailleurs, Sosthène Guetel ne fait pas de la présence de François Bozizé une condition pour la tenue de ce dialogue.

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