La Centrafrique, livrée aux chefs de guerre, s'enfonce dans le chaos

Par Le Point Afrique (avec AFP)
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Depuis vendredi 18 décembre, une coalition de groupes armés est en mouvement en Centrafrique. Ils veulent empêcher la tenue du scrutin. 
Depuis vendredi 18 décembre, une coalition de groupes armés est en mouvement en Centrafrique. Ils veulent empêcher la tenue du scrutin.

À quatre jours des élections générales, le président Touadéra a beau tenter de rassurer sur la tenue du vote, sur le terrain, les sources d'inquiétudes sont réelles. En effet, des attaques ont repris dès mardi avec la prise de la quatrième ville du pays par des rebelles, les équipes de campagne sont braquées, les candidats agressés, l'un des postulants à la présidentielle a même retiré sa candidature, et Moscou a dépêché 300 « instructeurs militaires » pour aider le gouvernement qui dénonce une tentative de coup d'État.

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Les groupes armés maintiennent la pression

Après une journée d'accalmie lundi, les groupes armés ont continué de faire pression sur le pays, et ils n'entendent pas desserrer l'étau avant les élections. Certes, ils n'ont pas beaucoup avancé, mais la quatrième ville de Centrafrique, Bambari, à quelque 380 km au nord-est de la capitale Bangui, est tombée mardi aux mains de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un des nombreux groupes armés qui se partagent plus des deux tiers de la Centrafrique. Dans l'ouest du pays, trois autres de ces groupes, qui ont fait alliance et forment à présent une coalition, s'en sont pris à des axes routiers vitaux pour l'approvisionnement de la capitale.

Des combats se sont déroulés mardi dans les deux zones. Bambari a été prise sans « violence contre les habitants mais les rebelles ont pillé le commissariat, la gendarmerie et les maisons des particuliers », a d [...] Lire la suite