Centrafrique: l’inexécution de mandats d’arrêt visant des chefs de guerre inquiète des ONG

Les organisations de défense des droits de l'homme s'inquiètent des lenteurs judiciaires et l'inexécution des mandats d'arrêts émis à l'encontre de différents chefs de guerre. Pour l'Observatoire des droits de l'homme et la Ligue des droits de l'homme, la responsabilité repose sur les autorités centrafricaines et la non-exécution de ses mandats d'arrêts constitue un obstacle majeur à la lutte contre l'impunité.

Dans leur rapport, l'OCDH et la LCDH mettent avant tout l'accent sur les importantes avancées en Centrafrique. Notamment la création de la CPS, la Cour pénale spéciale, le bon fonctionnement également des tribunaux pour juger les crimes de guerre, enfin les poursuites engagées par la Cour pénale internationale.

Les organisations indiquent se réjouir, mais s'inquiète par contre des lenteurs des autorités pour exécuter les mandats d'arrêts locaux comme internationaux. Deux chefs de guerre sont cités : Idriss Ibrahim Issa qui a été arrêté, mais les défenseurs des droits de l'homme rappellent que le mandat d'arrêt n'a été exécuté qu'au bout de deux années. Le deuxième cas est jugé plus inquiétant : un mandat d'arrêt international a été délivré en 2019 par la CPI à l'encontre de Mahamat Noureddine Adam, mais le numéro 2 de la coalition rebelle Seleka est toujours libre.

L'Observatoire et la ligue des droits de l'homme estime essentiel que les autorités centrafricaines respectent leurs obligations pour que la justice soit rendue « aux milliers de victimes dans l'attente. »


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