Centrafrique : l'accord de paix, signé le 6 février 2019, se fissure déjà

franceinfo avec AFP
Las ! Un mois après la signature d'un huitième accord de paix en Centrafrique depuis 2013, soutenu par tous les partenaires de Bangui, celui-ci chancelle, après que le nouveau gouvernement issu de l'accord a été désavoué par plusieurs groupes armés et partis politiques.

L'Union africaine (UA), facilitateur principal de l'accord, a appelé au "calme et à la retenue" en "prenant note des déclarations faites par certains signataires", selon le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki, dans un communiqué.

Sur les 14 groupes armés signataires de l'accord dit de Khartoum, préparé depuis un an et demi par l'UA, plus de la moitié ont désavoué le gouvernement tout juste formé. Selon le texte signé le 6 février, un gouvernement inclusif devait être nommé. Mais le 3 mars, c'est une équipe trop semblable à l'ancienne qui a été présentée, ont affirmé ces groupes armés.

"Un gouvernement de mascarade", selon l'un, qui serait "aux antipodes de l'esprit de l'accord", selon un autre : dans des communiqués séparés, huit groupes armés se sont l'un après l'autre retirés de l'accord.

Aucun groupe ne semble vouloir renoncer à la paix

Malgré leur refus de la nouvelle équipe gouvernementale, la plupart ont indiqué rester "fidèles à l'accord de paix" et, bien qu'appelant à un remaniement ministériel, affirment ne pas se désolidariser d'un texte censé ramener la stabilité dans ce pays en guerre depuis 2013.

Deux partis politiques majeurs – celui de l'ancien président François Bozizé et celui de l'ancien Premier ministre Anicet Dologuélé ont également indiqué se retirer du gouvernement.

Contre la bronca, le Premier ministre (...)

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