Centrafrique: des incidents sécuritaires signalés à Bouar et Grimari

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Un couvre-feu a été décrété, ce jeudi 7 janvier, sur l’ensemble du territoire centrafricain de 20h à 5h en raison de la situation sécuritaire. Juste avant les élections présidentielles et législatives du 27 décembre, une coalition de groupes armés a repris les hostilités déclarant marcher sur Bangui. Depuis des incidents éclatent régulièrement dans l’ensemble du pays.

Avec notre envoyée spéciale à Bangui, Alexandra Brangeon

Deux nouveaux incidents ont été signalés ces dernières 24 heures dans le pays. À Bouar, à 400 kilomètres au nord-ouest de la capitale, l’armée et des milices anti-balaka ont échangé des tirs nourris toute la journée de jeudi et même parfois tard dans la nuit.

Selon une autorité religieuse, la situation est désormais calme, mais tendue. Les milices contrôlent la ville. Les rues sont désertes et plus d’une centaine de civils est retranché dans la cathédrale et l’université. Selon cette autorité religieuse, il y aurait des victimes à déplorer parmi la population civile.

Le deuxième incident à été signalé à Grimari, à 250 kilomètres à l’est de Bangui. Des éléments armés y ont attaqué la base de l’armée centrafricaine, jeudi, mais ont été repoussés, selon la mission des Nations unies. Ce vendredi 8 janvier matin, les combats auraient repris.

Des groupes armés mobiles

À Bangassou, les rebelles, qui avaient lancé une attaque il y a quelques jours, contrôlent toujours la ville. Si la circulation a repris, près de 200 personnes, des autorités locales ainsi que des humanitaires, sont toujours retranchés dans la base de la Minusca.

Celle-ci affirme que les positions des groupes rebelles sur l’ensemble du territoire n’ont pas progressé depuis l’annonce de leur offensive. Mais la présence de groupes armés a été confirmée ces derniers jours dans les environs de Boali et Damara, à 80 kilomètres de la capitale. Des groupes très mobiles, selon des sources sécuritaires, et donc difficile à localiser avec précision.