Centrafrique: la Cour des comptes met hors de cause Karim Meckassoua dans sa gestion du Parlement

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En Centrafrique, la Cour des comptes a rendu sa décision concernant la gestion de l’Assemblée nationale pendant la présidence d’Abdou Karim Meckassoua, du 1er juin 2016 au 30 septembre 2018. Il avait été destitué le 26 octobre 2018 à la suite d’une pétition l’accusant de détournement de fonds et de favoritisme.

La Cour des comptes estime avoir des « raisons suffisantes » pour mettre hors de cause Abdou Karim Meckassoua. Elle lève le grief de paiement irrégulier des kits électoraux des députés. Elle le décharge aussi du grief de recrutement anarchique et pléthore de personnel.

En 2018, Meckassoua avait fait l’objet d’un mouvement de défiance au sein de l’hémicycle, dans un contexte national de tension. « M. le président, nous constatons que votre gestion n'est pas la bonne et nous vous demandons de vous retirer », résumait un député à l’époque. D’autres au contraire dénonçaient des motivations politiques, et la question de l’attribution des permis miniers pour expliquer cette procédure de destitution.

Abdou Karim Meckassoua, encore à la tête de l’institution, avait saisi lui-même la Cour des comptes, le 10 septembre 2018. Il avait finalement été destitué deux semaines plus tard. Joint par RFI, l’ancien président de l’Assemblée national, qui se trouve actuellement hors de Centrafrique, rappelle qu’il a toujours clamé son innocence. Ne souhaitant pas s’étendre il déclare simplement : « Je ne suis absolument pas surpris que trois ans plus tard la Cour me donne raison. »

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