Centrafrique: au moins une dizaine de civils tués dans l’extrême nord

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La guerre se poursuit dans les régions frontalières. En début de semaine, une opération militaire a fait au moins une dizaine de morts civils dans la région de la Vakaga, aux confins du Tchad et du Soudan. Des sources concordantes désignent l’armée centrafricaine et ses alliés russes comme responsables, mais le gouvernement n’a pas communiqué sur l’incident. La Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, a annoncé vendredi 16 avril l’ouverture d’une enquête.

Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Les informations qui nous parviennent de la Vakaga sont parcellaires. Les communications sont difficiles et les routes presque impraticables en ce début de saison des pluies. Mais plusieurs sources s’accordent sur un bilan d’au moins 10 civils tués dans une opération militaire impliquant les forces de défense et leurs alliés russes. Des maisons auraient également été brûlées, des boutiques pillées.

La localité de Gordil, située à plus de 1 000 km au nord-est de la capitale et dont sont originaires plusieurs ministres issus des groupes armés, aurait été la cible d’un nouveau raid en début de semaine. Un mois plus tôt, un accrochage avec un groupe armé avait déjà conduit à plusieurs morts civils dans la zone à proximité d’un chantier minier.

La région est réputée pour ses importantes ressources diamantifères, mais c’est aussi la principale voie d’accès vers le Soudan, où les Russes sont déjà solidement implantés. Le gouvernement n’a pas communiqué sur l’événement. La Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, a annoncé l’ouverture d’une enquête, sans plus de précisions.

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