Centenaire du Chemin des Dames: «il ne s’agit pas de juger mais de rassembler»

Libération.fr
(De g à d) Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le président François Hollande et l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, sur le Chemin des Dames (Aisne) pour commémorer les 100 ans de cette bataille, le 16 avril 2017

Le président François Hollande a salué «l’héroïsme de ces soldats que la répétition des assauts rend inimaginables» lors de la commémoration de la bataille du Chemin des Dames à Cerny-en-Laonnois (Aisne).

«M. le Président, vous êtes ici au cœur de l’enfer. Vous voyez toute la difficulté qu’il y avait à prendre d’assaut ces pentes», annonce l’historien Nicolas Offenstad. Là, sur le plateau de Californie, première étape du chef de l’Etat dans cette matinée de commémoration du centenaire de la bataille du Chemin des Dames, facile, en effet, d’imaginer comment les vagues de poilus se sont faites décimer en tentant de prendre une position que les Allemands avaient transformée en véritable forteresse.

Le 16 avril 1917, le général Nivelle lance l’offensive du Chemin des Dames. Elle devait être décisive et permettre, après trois ans de guerre, de sortir le conflit de l’enlisement. Nivelle avait promis une percée rapide au rythme de cent mètres toutes les trois minutes. Ce fut un échec sanglant. Pourtant les troupes continuèrent d’être envoyées au massacre dans des assauts aussi vains que répétés. De retour à l’arrière pour de courtes périodes de repos, les soldats se mutinèrent, refusant de retourner au casse-pipe.

Une première pour un président

«Le Chemin des Dames est un lieu marginalisé dans l’histoire de la grande guerre et dans l’histoire de France. Votre présence ici marque effectivement une rupture», poursuit l’historien. Ce que lui redira, un peu plus tard, le président du conseil départemental de l’Aisne, Nicolas Fricoteaux, lors de la visite du président dans un autre lieu symbolique de cette bataille, la caverne du dragon. «Votre venue ici est une reconnaissance attendue». C’est, en effet, la première fois qu’un Président de la République vient sur les lieux de cette terrible bataille.

Sur le plateau qui surplombe le village de Craonne, entièrement rasé par l’intensité des bombardements- 5000 pièces d’artillerie pilonnèrent ce secteur, soit un canon tous les vingts (...)

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