Il y a cent ans Nantes accueillait le premier concert de jazz en Europe

Culturebox (avec AFP)
Il y a 100 ans l'orchestre militaire américain dirigé par le lieutenant James Reese Europe faisait découvrir le jazz au vieux continent avec un concert donné au Théâtre Graslin de nantes. Lundi soir, Nantes a célébré cet événement avec un concert-hommage auquel ont participé notamment Emile Parisien, Vincent Peirani et Paul Lay Trio.

"Ici, le 12 février 1918, s'est joué le premier concert de jazz sur le sol européen", proclame une plaque commémorative dévoilée en début de soirée sur la scène du Théâtre Graslin de Nantes.  C'est dans ce théâtre qu'ont retenti les premières notes de cette musique encore méconnue en France, jouées par un orchestre de 40 musiciens qui ont combattu pendant la Première Guerre mondiale sous commandement français, au sein du 369e régiment d'infanterie américain, les Harlem Hellfighters. 

La secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a rendu hommage a ces "soldats exemplaires  (...) décorés à de multiples reprises pour leur bravoure" et au lieutenant James Reese Europe, "un jour chef d'orchestre devant ses hommes, un autre jour chef de guerre derrière son arme".

Hommage au "roi du jazz"

Musicien de renom, surnommé le "roi du jazz", le lieutenant James Reese Europe (1880-1919) a déjà 14 ans de carrière derrière lui quand il débarque le 1er janvier 1918 à Brest avec l'orchestre qu'il a mis sur pied.  Il avait créé en 1910 le premier syndicat de musiciens Afro-Américains, le Clef Club, et son orchestre symphonique de 125 musiciens sera le premier orchestre noir américain à jouer, deux ans plus tard, sur la scène du Carnegie Hall, à New York.

 

Il connaîtra une fin tragique: rentré du front en héros, il meurt lors d'une tournée, le 9 mai 1919, d'un coup de couteau fatal porté au cou par un batteur de son orchestre.

 

"Nous sommes honorées d'être ici, au même endroit que lui il y a 100 ans. (...) James Reese Europe a eu une telle influence ici en France", a déclaré l'une de ses petites-filles, Theresa Europe, avant l'hommage rendu à son grand-père.


Reportage France 3 Pays de la Loire : C. Amouriaux / T. Poirier / É. Bellamy / M. Georgelin

 

"Aux Etats-Unis, au moment où il jouait de la musique, les Afro-Américains n'avaient pas les mêmes droits que les Blancs et ici ce n'était pas un problème. La France l'a (...)

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