"Cellule de crise" sur Salto : la série qui ne sait pas choisir son sujet

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Rôle de l’action humanitaire, magouilles à la FIFA, guerre au Yémen, thriller domestique… Cette production suisse a les yeux plus gros que le ventre et on frôle l’indigestion. Dommage, car André Dussollier y est impeccable.

À un moment donné, ce doit être vers le deuxième épisode, on a cru que les auteurs avaient changé d’avis. Que, partis pour nous raconter les turpitudes du HCIH – Haut-commissariat international humanitaire, équivalent fictif du Comité international de la Croix-Rouge – ils avaient décidé de parler football. La trogne de Jean-François Balmer venait de quitter l’écran et le natif de Neuchâtel se débrouillait pas mal en clone de Sepp Blatter, roué ancien président de la fédération internationale du ballon rond (FIFA). Alors, si les scénaristes le sentaient mieux comme ça, pourquoi pas ? En fait non.“Cellule de crise” sera bien une œuvre centrée sur une ONG géante, mais elle sera beaucoup d’autres choses. Elle contera aussi le combat de son héroïne pour sauver une femme battue. Et l’horreur de la guerre civile ravageant le Yémen depuis 2004. Et les ennuis conjugaux de Guillaume Kessel (André Dussollier), numéro deux du HCIH. Et les magouilles à la FIFA donc. Généralement, ce type d’accumulation trousse un compliment. Pas ici. Ces trames, le bébé de la Radio Télévision Suisse les caresse une par une et les entremêle sans vraiment choisir, faisant des six parties proposées une belle pelote de laine. Vous savez ces pelotes avec lesquelles les chats...

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