Je suis celle que tout le monde regarde à la salle de sport

Les salles de sport françaises perdent patience.
Rick Wilking / Reuters Les salles de sport françaises perdent patience.

SANTÉ - Aujourd’hui, je me suis inscrite en salle de sport. Aujourd’hui, j’étais la petite grosse binoclarde qui pousse la porte d’une salle de sport pour venir perdre du poids.

Ma santé mentale avant tout

J’ai repris un abonnement parce que je ne supporte plus l’image que je renvoie dans le miroir. Aujourd’hui, ma santé mentale et mon bien-être doivent passer obligatoirement par cette perte de poids. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est la société, le patriarcat ou je ne sais quoi qui me pousse à faire ça mais je sais que j’en ai besoin.

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Alors peut-être que dans une société idéale, j’aurais appris à assumer mon corps, ses formes et son poids. Peut-être que je ne serais pas allée m’inscrire dans cette salle. Mais la réalité est que mon poids est devenu un gros problème pour moi.

Me donner les moyens

Alors voilà, aujourd’hui, j’étais la petite grosse qui vient s’inscrire dans ce temple du culte du corps. Avec des filles fines et athlétiques, des mecs taillés à la serpe. Et moi qui ne ressemble à rien de tout ça. Je ne sais pas où ça va me mener mais ce qui est sûr c’est que je vais me donner les moyens de perdre du poids.

Est-ce que j’arriverai à mon objectif ? Aucune idée. Est-ce que je vais en avoir marre à certains moments ? Probablement. Est-ce que j’aurai une baisse de motivation ? Très certainement. Car je connais déjà ce chemin. Je sais car je l’ai déjà parcouru.

Je me suis déjà inscrite, j’ai déjà fait du sport pour perdre du poids. Je me suis torturée, j’ai fait des sèches, des régimes draconiens, j’ai mangé de la « prot’ » à n’en plus pouvoir. Je sais que cette fois-ci, ce sera différent. Parce que je sais, justement.

Aller à mon rythme

Alors oui, je sais que certains m’auront regardé aujourd’hui, alors que je marchais vite sur mon tapis. Certains m’auront probablement jugée. Certains se seront peut-être même dits que 20 minutes de tapis à 5 km/h, ce n’était vraiment pas grand-chose. Que j’aurais peut-être pu faire mieux. Ou plus. C’est très probable.

Et vous savez quoi ? Je n’en ai rien à faire. C’est leur problème, pas le mien. Moi, je sais pourquoi je le fais. Je sais que mon corps ne peut pas encaisser plus pour le moment. Et c’est OK pour moi. J’irai à mon rythme.

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Ce témoignage, initialement publié sur le compte Instagram Crise de mère, a été reproduit sur Le HuffPost avec l’autorisation de son autrice.

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