«Cela crisperait le pays» : les parlementaires contre un passage en force sur les retraites

Élisabeth Borne continue de réunir les chefs de groupes parlementaires : depuis ce mercredi matin, la Première ministre les reçoit à Matignon . Officiellement, ces réunions sont autour du calendrier législatif, mais en réalité, il est surtout question de la réforme des retraites et un possible passage en force de cette dernière. Une méthode qui n'est pas du tout validée par les parlementaires.

Une méthode "totalement contradictoire" affirme Retailleau

Le chef de file des sénateurs des Républicains, Bruno Retailleau , a ainsi été reçu par Élisabeth Borne. L'élu de la Vendée est venu seul, sans son homologue Olivier Marleix  le président du groupe à l'Assemblée nationale, suite à "un problème d'agenda". Si le sénateur est favorable à une réforme des retraites, il ne veut pas d'un passage par simple amendement au budget de la sécurité sociale : "Une réforme des retraites ne se fait pas, quand on est le gouvernement, par un amendement tombé au dernier moment , en se passant de l'avis du Conseil d'État, d'une étude d'impact et sans aucune concertation", estime Bruno Retailleau.

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Face à la Première ministre, l'élu des Républicains "lui [a] dit que cette méthode était totalement contradictoire avec la fameuse nouvelle méthode proclamée par le président de la République et que ça crisperait le pays". "Si c'est l'amendement, le gouvernement s'empalera", a-t-il déclaré.

Tout au long de la journée, plusieurs groupes d'oppositio...


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