Audrey Pulvar réagit aux accusations de pédophilie qui pèsent sur son père

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Alors que trois femmes de la famille de Marc Pulvar accusent le syndicaliste de pédophilie, sa fille Audrey Pulvar indique avoir été mise au courant «il y a une vingtaine d'années». «Tant qu'elles ne souhaitaient pas s'exprimer publiquement, ce n'était pas à nous, à moi, de nous substituer à leur parole de victimes?» 

Grande figure du syndicalisme martiniquais, Marc Pulvar, décédé en 2008 à l’âge de 71 ans, est aujourd'hui accusé de pédophilie par trois femmes de sa famille. Sa fille, Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris et tête de liste aux régionales en Ile-de-France, a réagi dans une déclaration à l’AFP. L’ex-journaliste indique avoir «été mise au courant des crimes commis» par son père «il y a une vingtaine d’années quand mes cousines nous en ont parlé». «Cela a été un choc très profond pour mes proches et moi. Tant qu'elles ne souhaitaient pas s'exprimer publiquement, ce n'était pas à nous, à moi, de nous substituer à leur parole de victimes», a-t-elle ajouté.

"Je souhaite qu'elles soient entendues et que leur parole soit respectée"

« Elles sont en mesure et ont décidé de le faire aujourd'hui: je les soutiens pleinement et admire leur courage. Je souhaite qu'elles soient entendues et que leur parole soit respectée», poursuit Audrey Pulvar.

Les trois femmes de la famille de Marc Pulvar - la conseillère territoriale Karine Mousseau et ses cousines Barbara Glissant et Valérie Fallourd - ont écrit une tribune accusant le syndicaliste d’avoir été un «pédocriminel» et veulent mettre un terme à l' «héroïsation du personnage».

«A l'âge de 7 et 10 ans, nos routes ont croisé celle d'un homme», écrivent-elles dans un texte que l’AFP a pu consulter. «On l'encense aujourd'hui encore en Martinique, parce qu'il a été un militant, syndicaliste, défenseur des opprimés.» «C'était l'oncle de la famille, le favori, adulé déjà, par tous. Une confiance totale, qui dure encore aujourd'hui de manière posthume, et que nous avons décidé de briser, une fois pour toutes» ajoutent-elles. «En finir avec cette héroïsation du personnage, ne plus(...)


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