La CEDH déboute 24 plaintes contre le Vatican dans un dossier d'abus sexuels sur des enfants

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Cette décision intervient quelques jours après la publication en France du rapport Sauvé, qui concluait que 216 000 personnes avaient été victimes d’abus sexuels depuis 1950. Les plaignants avaient été déboutés par la justice belge. En déboutant 24 plaintes contre le Vatican dans un dossier d’abus sexuels sur des enfants, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) suit en fait les arguments de cette dernière. La réponse est purement technique.

Avec notre correspondante à Strasbourg, Angélique Ferat

Cela tient en deux points. Le Vatican ne fait pas partie des 49 pays qui sont membres du Conseil de l’Europe. L'État catholique est donc hors du champ de compétence de la Cour européenne des droits de l’homme. Deuxième point : le Saint-Siège a les mêmes droits qu’un État étranger, a souligné la CEDH. Le Vatican bénéficie donc de l’immunité.

C’est donc très logiquement que la Cour européenne a débouté les plaignants. La justice belge a elle aussi rejeté les plaintes des 24 plaignants français, néerlandais et belges pour les mêmes raisons. Ils avaient alors invoqué le droit d’accès à un tribunal devant la justice européenne.

L’affaire remonte à 2011. Ces familles avaient alors déposé une plainte collective en indemnisation contre le Vatican et les dirigeants de l’Église catholique belge, pour des faits avoués par l’évêque de Bruges. Le prélat avait admis en 2010 des actes pédophiles et démissionné. Les plaignants estiment pour leur part que l’Église et par extension le Vatican ont une part de responsabilité dans les abus sexuels, car elle les a niés, voire tus, et ce de manière systématique.

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