Cecil Hotel : la résurrection malgré la malédiction

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Fermé depuis 2017, le Cecil Hotel de Los Angeles, marqué par une longue série de faits divers tragiques, devrait rouvrir prochainement. Une annonce qui coïncide avec la diffusion sur Netflix d’un documentaire consacré à la mort mystérieuse d’Elisa Lam, l’un des épisodes les étranges de la légende noire de l’hôtel.

Pour certains, c’est l’antichambre de l’enfer. Pour d’autres, c’est l’enfer lui-même. Construit en 1924 en plein coeur de Los Angeles, cet immense établissement de 700 chambres concentre un nombre ahurissant d’épisodes tragiques et sanglants. On y dénombre pas moins de 18 morts depuis son inauguration. Suicides, overdoses, meurtres… rien ne manque à ce défilé macabre.

Aux alentours, le district de Skid Row accueille des milliers de SDF, conséquence d’une politique municipale consistant à rassembler la misère en un seul lieu où règnent alcoolisme, violence, toxicomanie et folie. L’insécurité et le désespoir servent de toile de fond permanente à l’hôtel où les drames se succèdent.

Chacun des 700 chambres semble avoir accueilli un drame.
Chacun des 700 chambres semble avoir accueilli un drame.

Chacun des 700 chambres semble avoir accueilli un drame. © Nick Ut/AP/SIPA

Dans les années 30, alors que la Grande dépression plongeait l’Amérique dans la tourmente, six clients de l’hôtel se sont donné la mort, la plupart par arme à feu ou en se précipitant dans le vide. En 1944, une jeune femme, ignorant qu’elle était enceinte, a accouché dans chambre avant de jeter son bébé par la fenêtre… En 1964, 'Pigeon' Goldie Osgood, une réceptionniste à la retraite de 65 ans est découverte morte dans sa chambre, violée, battue et poignardée. A côté du corps de la vieille dame, il y a le petit sac de graines pour les oiseaux dont elle(...)


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