Ce député veut interdire l'écriture inclusive à l'école grâce à la loi séparatisme

Pierre Tremblay
·Journaliste
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Le député François Jolivet (LREM) à l'Assemblée nationale, le 4 avril 2018. (Photo: GERARD JULIEN / AFP)
Le député François Jolivet (LREM) à l'Assemblée nationale, le 4 avril 2018. (Photo: GERARD JULIEN / AFP)

ÉDUCATION NATIONALE - Rien de moins qu’une pratique “dangereuse”. Dans le cadre du projet de loi confortant le respect des principes de la République (dite “loi séparatisme”), qui sera examiné le 1er février à l’Assemblée nationale, le député LREM François Jolivet veut s’attaquer à une “nouvelle norme” qui “prétend s’imposer” dans les écoles. “Je souhaite proposer l’interdiction de l’enseignement de l’écriture inclusive”, a-t-il annoncé sur Twitter, jeudi 28 janvier, partageant du même coup un amendement qui proscrirait ce “phénomène de mode illisible”.

Pour interdire l’usage de ce type de langage, qui vise à éliminer les discriminations sexistes à l’écrit via différentes méthodes (féminisation, doublet, point médian, etc.), François Jolivet s’appuie sur un avis officiel de l’Académie française, qui s’est toujours viscéralement opposée à l’écriture inclusive.

“Par la multiplication des marches orthographiques et syntaxiques qu’elle induit, son utilisation aboutit à une langue désunie et disparate dans son expression, créant de ce fait une confusion qui confine à l’illisibilité”, soutient l’amendement.

Un vieux débat

Le sujet devient presque récurrent au sein de l’Assemblée nationale et du gouvernement. Fin 2017, Marlène Schiappa, alors secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, avait jugé “problématique” que des profs changent d’eux-mêmes les règles, dans la foulée d&rsquo...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.