"La cause principale de notre faillite pendant la crise : l'absence d'anticipation"

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Ludovic Trolle, président de l’Institut éthique et politique Montalembert, explique en quoi le manque d'anticipation a fait défaut au gouvernement.

On ne répétera jamais assez que si nous avions pris au sérieux le danger que représente une pandémie, comme l’on fait certains pays, notamment en entretenant une veille spécifique on aurait payé un bien moindre prix en termes de vies humaines, de faillites et de chômage. Et si nous avions anticipé, comme les Israéliens, la nécessité de préparer longtemps à l’avance la logistique des vaccins, on n’en serait pas à cette double faillite actuelle : trop tard, et pas assez.Défaut de préventionPourtant dès 2006, le département de recherche en éthique de l’Université́ Paris-Sud XI avec l’Espace éthique Assistance publique–Hôpitaux de Paris avaient créé les conditions d’une approche pluridisciplinaire des enjeux éthiques et sociaux de la pandémie grippale qui nous menaçait alors. Un réseau de compétences s’était ainsi constitué́. Étudiant en Master durant plusieurs années à l’espace éthique, j’ai participé et assisté au développement de "Pandémiques", la Plateforme veille & réflexion "Pandémie grippale, éthique, société́" sous la direction d’Emmanuel Hirsch et de Marc Guerrier, notamment dans une perspective internationale et en relation avec les structures ou instances intervenant dans un même domaine d’action. Ses missions étaient d’anticiper et assurer un travail de veille, identifier les questions émergentes qui concernent...

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