Caucase du Sud. Les services secrets britanniques derrière la deuxième guerre du Haut-Karabakh ?

Courrier international (Paris)
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Selon la presse russe et arménienne, le Royaume-Uni serait en train de reprendre le Grand Jeu – cette rivalité coloniale avec la Russie en Eurasie qui a marqué le XIXe siècle.

“La Grande-Bretagne recommence le Grand Jeu”, titre le site russe d’analyse stratégique Fond Strateguitcheskoï Koultoury (FSK). Dans la presse russe et arménienne, un nom est évoqué de plus en plus souvent : celui de Richard Moore, 57 ans, patron du MI6 (Military Intelligence section 6, le service des renseignements extérieurs britanniques) depuis juillet 2020. Diplômé d’Oxford, diplomate chevronné, ancien ambassadeur de la reine en Turquie (2014-2017), ami de trente ans du président turc Recep Tayyip Erdogan, polyglotte parlant couramment le turc, et antirusse comme il se doit, Moore est “un personnage tout ce qu’il y a de plus sérieux”, écrit FSK.

Et il pourrait bien être le véritable artisan et le principal bénéficiaire potentiel de l’élan expansionniste turc, à en croire les analyses.

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“Des signes sinistres de panturquisme renaissent dans la politique de la ‘nouvelle’ Turquie d’Erdogan, dont les ambitions géopolitiques semblent soutenues par les adeptes et les héritiers du colonialisme britannique”, confirme le journal arménien Noev Kovcheg. Et de rappeler que, dès la nomination de Moore à la tête de MI6, de nombreux experts russes “auguraient une déstabilisation sur le pourtour des frontières” de la Russie.

Londres a voté contre la résolution sur le cessez-le-feu à l’ONU

Le journal arménien

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