Catastrophe. Paysages de désolation en Indonésie après des inondations meurtrières

Koran Tempo (Jakarta)
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Les crues soudaines qui ont ravagé le littoral des petites îles de la Sonde orientales, en Indonésie, et du Timor oriental sont l’effet de cyclones tropicaux qui se forment en raison de l’augmentation des températures de la surface de la mer et de l’atmosphère. Tel est le triste constat fait par Koran Tempo.

“Après le désastre du jour de Pâques”, titre en une Koran Tempo, affichant la photo d’un village côtier dévasté par les eaux, quelque part dans le triangle archipélagique formé par les îles volcaniques de Sumba, Florès, Alor, Timor, Sabu, Rote et grand ouvert au sud sur l’océan Indien. Le bilan annoncé par la police locale était, à la date du 6 avril 2021, de plus de 81 morts et plus de 130 disparus. Mais les chiffres fluctuent car certaines de ces îles sont difficilement accessibles aux secouristes. Une chose est certaine : ces crues soudaines sont dues au réchauffement climatique.

La chef de l’Agence de météorologie, climatologie et géophysique (BMKG), Dwikorita Karnawati, a annoncé que la température de la surface de la mer dans cette région de l’océan Indien est montée à plus de 26,5 °C, pour atteindre 29 °C ces derniers jours. “Il s’agit d’une augmentation de plus de 2 °C. C’est important pour la météo”, a déclaré la scientifique le 5 avril lors d’une conférence de presse virtuelle.

Un nouveau code de la construction

De plus, toujours selon Dwikorita, la température de l’atmosphère est supérieure aux normales saisonnières de 7 °C. La BMKG avait émis un avertissement selon lequel il y aurait des “germes” de cyclone à partir du 2 avril, qui se sont transformés en un cyclone tropical le 5 avril à l’aube. “Nous espérons que, le 7, ce cyclone faiblira et s’éteindra lorsqu’il arrivera en Australie”, a ajouté Dwikorita.

L’expert en gestion des catastrophes de l’université Charles Darwin Jonatan Lassa observe que, jusqu’à présent, les cyclones ne sont pas systématiquement enregistrés par l’Agence indonésienne de gestion des catastrophes (BNPB), parce que la base de données des catastrophes de l’Indonésie ne connaît

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