Catastrophe naturelle en Seine-et-Marne : les communes «oubliées» demandent des comptes

Alexandre Arlot
Othis, le 7 juin 2018. Environ 80 habitations ont été touchées par l’épisode météorologique du 6 juin

Le maire d’Othis s’insurge du refus opposé au dossier déposé pour l’épisode de pluie du 6 juin, «le plus violent». Lui et ses homologues de Claye-Souilly et de Longperrier en appellent à la préfecture et au ministère de l’Intérieur.


Une « décision inacceptable » et « incompréhensible », une « situation aberrante » : les mots de Bernard Corneille (DVG), le maire d’Othis, sont forts. Ils n’en sont pas moins pesés.

« Furieux », l’élu s’élève contre la non-reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour sa commune à la suite des inondations et coulées de boue du 6 juin.

Début août, il a adressé une lettre au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dans le but de corriger cette « erreur manifeste de jugement ».

Michel Mouton (SE), son homologue et voisin de Longperrier, et Yves Albarello (LR), le maire de Claye-Souilly, ont fait de même auprès de la préfecture de Seine-et-Marne.

Dans l’arrêté publié le 27 juillet au Journal Officiel, Othis figure parmi les communes reconnues en état de catastrophe naturelle à la suite des inondations et coulées de boue du 25 au 26 mai et celles du 28 mai au 1er juin.

La demande concernant celles du 6 juin a été refusée. Idem pour Longperrier. Il s’agit pourtant de l’épisode météorologique « le plus violent » selon Bernard Corneille. C’est d’ailleurs celui pour lequel le plus de communes de Seine-et-Marne (19) ont été reconnues en état de catastrophe naturelle.

« Des vagues de boue ont dévalé les champs, ont envahi les rues, les pavillons et même une école »

À son courrier, le maire d’Othis joint des clichés des dégâts provoqués par les pluies du 6 juin. Environ 80 habitations avaient été touchées ce soir-là, comme le rapportait « Le Parisien » le lendemain.

« Des vagues de boue ont dévalé les champs, ont envahi les rues, les pavillons et même une école, rappelle Bernard Corneille. Ce n’est pas une vue de l’esprit ! Nous avons douté de savoir si les événements précédents (NDLR : ceux du 25 et 26 mai et du 28 mai au 1er juin) seraient pris (...) Lire la suite sur LeParisien.fr

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