Catastrophe naturelle : pourquoi l’un des plus importants risques est médiatiquement invisible

© Jérôme Mars/JDD/Sipa

Le dérèglement climatique en cours va se traduire par l’accroissement du nombre, de l’intensité et de la durée des sécheresses des sols et incidemment par une augmentation des phénomènes de retrait-gonflement des argiles . Ce risque naturel est lié à la rétractation (en période de sécheresse) et au gonflement (en période de pluie) de terrains argileux, ce qui fait bouger les fondations des bâtiments et fissure les murs, les dallages ou encore les cloisons de nombreux bâtiments et habitations chaque année.

D’après le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et le Ministère de la transition écologique , les dégâts des habitations liés à cet aléa concernent déjà un cinquième du territoire. Ils représentent le premier poste d’indemnisation au titre de l’assurance dommage-ouvrage pour les sinistres touchant les maisons individuelles. C’est-à-dire bien plus que les indemnisations liées aux avalanches, feux de forêt, séismes ou mouvements de terrain.

Un aléa très faiblement médiatisé

Courant, cet aléa est pourtant très faiblement médiatisé. C’est ce que montre une étude systématique réalisée sur tous les articles de presse publiés dans la presse écrite locale et nationale sur les phénomènes de retrait-gonflement des argiles arrivés dans le Puy-de-Dôme entre 2011/2013 et 2018/2020. Seuls 28 articles ont parlé de l’aléa argileux lors de la première période et 83 lors de la seconde, bien qu’il représente près de 40 % de la sinistralité sur la période 1995-2015 (soit plus...


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