Catastrophe de Furiani : 30 ans après, un devoir de mémoire

C'était il y a trente ans jour pour jour. Le 5 mai 1992, le SC Bastia devait affronter l'Olympique de Marseille en demi-finale de la Coupe de France de football à Furiani . Un match très attendu. Pour l'occasion, les dirigeants du club corse décident de tripler les capacités d'accueil du stade. Une nouvelle tribune provisoire est construite à la hâte. Sauf qu'une partie s'effondre juste avant le coup d'envoi. Plus de 3.000 supporters sont alors projetés dans le vide, faisant 18 morts et plus de 2.000 blessés. Trois décennies plus tard, les survivants et les familles de victimes perpétuent la mémoire de cette catastrophe .

Un drame familial et collectif

"Sur cette pierre de marbre noir, le troisième nom est celui de ma sœur", décrit Corinne en lisant "Marie-Pierre". Ce prénom, elle l'a crié pendant de longues minutes le 5 mai 1992 avant de découvrir sa sœur sous un enchevêtrement de ferrailles et de poutres, face contre terre.

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À quelques mètres seulement, une croix enveloppée d'écharpes multicolores de supporters sert désormais de monument. "Tout ça a trente ans, ça n'a jamais été ni déplacé, ni touché", précise-t-elle. "Ça reste en l'état et c'est important pour nous parce que c'est toujours la même chose, le temps n'apaise rien."

Un devoir de mémoire

Un drame familial et collectif, estime Jean-Luc, venu se recueillir devant la stèle exposée aux clameurs qui s'échappent du stade. "C'est un devoir de mémoire. Et puis...


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