"La catastrophe afghane est une catastrophe mondiale"

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Sahraa Karimi, réalisatrice, réfugiée afghane, s'est confiée à Paris Match. 

Son exploit a permis l’évacuation de onze personnes, aujourd’hui réfugiées à Kiev, en Ukraine. Jusqu’au 15 août dernier, la réalisatrice Sahraa Karimi, 37 ans, première afghane à obtenir un doctorat en cinéma, avait décidé qu’elle ne quitterait pas son pays. Jointe par téléphone, elle raconte : « Jusque là ma vie était restée normale, je travaillais, des tournages avaient lieu, l’écriture de scripts était en cours… » Mais ce dimanche, en entendant des coups de feu dans les rues de Kaboul, celle qui a était nommée directrice générale de l’unique comité national du film afghan, a compris que la fuite serait inévitable. A la banque, elle attend trois heures pour retirer de l’argent puis marche aussi vite qu’elle peut jusqu’à son domicile. Depuis la Slovaquie, pays où Sahraa Karimi a vécu, une amie cinéaste lui indique que des avions décollent de Kaboul vers Kiev, via Istanbul, et que le gouvernement ukrainien garantie l’accès à ces vols. Peu importe la destination, la volonté de fuir domine. Elle appelle son frère et son épouse, les enjoint de la retrouver avec leurs cinq filles, âgées de 2 à 20 ans.

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Un pays sans culture et sans créateur est un pays mort

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« C’est à mes nièces que je pensais, c’est leur avenir qui me motivait, je ne pouvais pas les laisser grandir et vivre sous un règne taliban » dit-elle. Ils partent ensemble à l’aéroport, rejoints par quatre collègues de l’industrie du film afghan. Sahraa Karimi, réalisatrice plusieurs fois récompensée dans des festivals, reconnaît : « Comme sur un plateau de cinéma, c’est moi qui ai pris les choses en main, j’étais celle qui décidait. » Ils parviennent dans l’un des terminaux quelques heures avant que les Américains en ferment les portes. L’ambiance y est déjà(...)


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