Castex sur le reconfinement: "j'ai la conviction que nous pouvons encore l'éviter"

Clément Boutin
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Le Premier ministre Jean Castex le 13 janvier 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le Premier ministre Jean Castex le 13 janvier 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Alors que les Français craignaient, depuis plusieurs semaines, d'être confinés une troisième fois, et que l'option avait été discutée lors de différents conseils de défense, le gouvernement a finalement fait le choix de maintenir le couvre-feu à 18h dans toute la France. Le reconfinement "ne peut s'envisager qu'en tout dernier recours" s'est ainsi justifié Jean Castex, jeudi, lors d'une conférence de presse.

Le Premier ministre a de nouveau défendu cette position dans les colonnes de Ouest-France, ce vendredi soir, l'attribuant au fait que "l'épidémie a marqué le pas ces derniers jours" grâce aux efforts collectifs des citoyens et aux mesures en place depuis plusieurs semaines.

"Un nouveau confinement supposerait que les choses se dégradent fort. C’est une réponse de dernier recours, parce que si nous en connaissons les effets pour freiner l’épidémie, nous en connaissons aussi le coût social, humain et même sanitaire parfois. J’ai la conviction que nous pouvons encore l’éviter", a-t-il assuré au quotidien.

Jeudi soir, sur notre antenne, plusieurs médecins ont pourtant contredit les déclarations du Premier ministre, qui avait indiqué quelques heures plus tôt que la situation "ne justifiait pas" un nouveau confinement à ce stade.

Pas de restrictions de déplacements

Alors que les vacances d'hiver ont démarré ce vendredi pour la zone A, Jean Castex a réaffirmé auprès de Ouest-France que la circulation des Français ne devrait pas être limitée.

"Nous sommes obligés d’être beaucoup plus stricts sur les contrôles aux frontières pour faire barrage aux variants. En revanche, restreindre les déplacements sur le territoire français n’aurait de sens que si la présence du virus était très inégale sur le territoire", a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a néanmoins appelé les Français "à la plus grande vigilance", comme il l'a fait jeudi lors de la conférence de presse.

Article original publié sur BFMTV.com