Castex dénonce les "compromissions" avec l'"islamisme radical"

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Jean Castex en déplacement à Saint-Etienne en Seine-Maritime le 31 octobre 2020
Jean Castex en déplacement à Saint-Etienne en Seine-Maritime le 31 octobre 2020

Le Premier ministre français Jean Castex a dénoncé dimanche soir les "compromissions pendant trop d'années" de partis politiques et d'intellectuels avec l'islamisme radical, contre lequel il faut mener un "combat idéologique".

"Ce combat, il est idéologique: l'ennemi cherche d'abord à nous diviser en répandant la haine et la violence, à fracturer la communauté nationale", a averti le chef du gouvernement français sur la chaîne TF1.

"Je veux ici dénoncer toutes les compromissions qu'il y a eu pendant trop d'années, les justifications à cet islamisme radical : +Nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation+, je ne sais quoi encore", a-t-il ajouté. 

"La première façon de gagner une guerre, c'est que la communauté nationale soit soudée, soit unie, soit fière de nos racines, de notre identité, de notre République, de notre liberté. Il faut gagner le combat idéologique", a jugé le Premier ministre.

"C'est fini, plus aucune complaisance d'intellectuels, de partis politiques, il faut que nous soyons tous unis sur la base de nos valeurs, sur la base de notre histoire", a-t-il insisté.

Le chef du gouvernement a annoncé de nouvelles dissolutions prochaines d'"associations paravents" et des opérations contre "des fausses mosquées (...) des écoles clandestines".

"Les écoles clandestines, nous en fermons, nous allons continuer à en fermer. Les fausses associations qui font du lavage de cerveau, nous allons les dissoudre (...) Nous en avons fermé deux et nous allons continuer", a-t-il précisé.

"Nous devons impérativement renforcer notre législation, surtout le moyen d'action pour faire face" à la haine sur les réseaux sociaux, a-t-il ajouté.

La France a connu plusieurs attaques islamistes récemment, dont les meurtres jeudi à Nice (sud) de trois personnes dans une église et la décapitation il y a deux semaines d'un professeur, Samuel Paty, par un islamiste russe tchétchène pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet, dans un cours sur la liberté d'expression.

Le président français Emmanuel Macron a depuis promis que la France ne renoncerait pas à la liberté de caricaturer. Ses déclarations ont provoqué une crise avec le monde musulman, où se multiplient manifestations de protestation et appels au boycott des produits français.

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