Castex cas contact: pourquoi l'isolement de sept jours tombe au plus mal pour le Premier ministre

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Le Premier ministre, cas contact de son épouse, s'est placé à l'isolement pour une durée de sept jours. Une nouvelle qui est tombée le jour même de la troisième étape de réouverture du pays.

Le pays se rouvre, lui s'enferme à nouveau. Jean Castex s'est vu contraint de revoir son agenda des prochains jours après avoir appris être cas contact de son épouse, testée positive au Covid-19.

"Le Premier ministre, qui avait reçu sa première injection de vaccin AstraZeneca le 19 mars, a été testé négatif ce soir", ont précisé les services du Premier ministre, "néanmoins, en qualité de cas contact, il se place à l'isolement durant sept jours, conformément aux règles sanitaires", a-t-on ajouté de même source.

La deuxième dose de vaccin pas encore injectée

Si le Premier ministre a déjà été placé à deux reprises à l'isolement (en septembre et en décembre 2020), cette nouvelle quarantaine n'est arrangeante ni pour son calendrier politique, ni pour son calendrier vaccinal. 

Jean Castex n'a effectivement reçu qu'une seule dose de vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, injectée à la fin du mois de mars. Il devait recevoir sous peu sa deuxième dose de vaccin puisque les autorités de santé recommandent un délai de douze semaines entre les deux injections. Dans l'attente de celle-ci, il ne dispose pas encore d'une protection immunitaire suffisante contre le virus

Un isolement en pleine phase de réouverture

Autre inconvénient: son isolement démarre le jour même de la nouvelle étape de déconfinement. Le chef du gouvernement avait entamé sa journée par une visite sur le marché de Rungis puis dans une salle de sport, y rencontrant de nombreuses personnes, et en déjeunant en tête à tête avec le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. 

Il a également participé au Conseil des ministres, réuni quasiment au complet à l'Elysée pour la première fois depuis octobre en raison des restrictions liées à la crise du Covid-19.

Absent en Nouvelle-Aquitaine et en Centre-Val de Loire

Ironie du sort, Jean Castex avait assuré dans la matinée qu'il "continuera" à rencontrer des Français au lendemain de la gifle infligée par un homme à Emmanuel Macron dans la Drôme. "Je ne me suis jamais dérobé dans l'exercice de mes attributions, ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer", avait-il affirmé, quelques heures avant de se plier au protocole élaboré par les autorités sanitaires.

"Cela va l'entraver pour la semaine qui vient car il avait lui aussi prévu de faire une sorte de petit tour de France notamment dans la perspective des régionales", explique Bruno Jeudy, éditorialiste politique pour BFMTV.

Jean Castex va devoir reporter ou faire l'impasse sur certaines visites de soutien à des candidats LaREM. Ainsi Geneviève Darrieussecq, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, ne pourra pas compter sur sa présence samedi en Nouvelle-Aquitaine. De même, Jean Castex ne pourra se rendre en Centre-Val de Loire où Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, candidate à la présidence de la région. 

Le Premier ministre pourra néanmoins effectuer une partie de ses déplacements dans le cadre de la campagne des régionales la semaine prochaine, à l'approche du premier tour. Il est attendu le jeudi 17 dans la Marne puis à Lyon en meeting, avant de se rendre à Besançon le vendredi 18.

Article original publié sur BFMTV.com

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