Castaner annonce le "retrait immédiat" de la grenade GLI-F4 mais...

Anthony Berthelier / AFP
Que veut dire le

POLITIQUE - “Il faut prendre des décisions, j’en prends une immédiatement.” Invité de France 3 ce dimanche 26 janvier, Christophe Castaner a annoncé le “retrait” immédiat de la très controversée grenade GLI-F4, responsable de nombreuses mutilations. Les forces de l’ordre françaises étaient les seules encore autorisées à se servir dans toute l’Union européenne.

Mais loin d’être un bouleversement politique dans le maintien de l’ordre, si l’on en juge par les réactions des syndicats policiers, cette annonce est en réalité la concrétisation d’une volonté déjà actée au printemps 2018. 

Comme le révélait alors Libération, le gouvernement cherchait alors à renouveler ses stocks de “grenades lacrymogènes et moyens de propulsions”, sans que soit mentionné une nouvelle commande de GLI-F4, cette petite grenade remplie de 26 grammes de TNT.

Des grenades qui ne sont plus produites

Des munitions qui ne sont d’ailleurs plus produites depuis 6 ans. “Il a été décidé de ne plus fabriquer cette grenade”, expliquait à l’époque le ministère de l’Intérieur au quotidien. 

“Elles n’ont pas une couleur, elles n’ont pas un signalement spécifique et il est arrivé, il y a plusieurs mois, que des policiers soient obligés de les utiliser pour se désengager d’une menace et que des manifestants les prenant volontairement en main se blessent gravement. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il nous faut retirer les GLI-F4”, a expliqué Christophe Castaner .

Une annonce plus symbolique qu’autre chose donc, mais qui vient marquer le nouveau pas fait par Christophe Castaner vers une reconnaissance de dysfonctionnements majeurs dans le maintien de l’ordre.

Régulièrement décriée par des manifestants et contestée - sans succès - jusque devant...

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