En cas de tsunami, «la présence de touristes change tout»

Libération.fr
Un groupe de touristes transportant des blessés après le tsunami en Thaïlande, en décembre 2004.

Cette semaine, Libération est embarqué avec l’équipe de l’association Hand – Hackers against natural disasters – dans l’exercice annuel d’alerte au tsunami dans les Antilles, Caribe Wave. Débat du jour, comment tenir compte de la présence de touristes dans une zone à risque et les informer au mieux.

Lire l’épisode précédent A Marie-Galante, le bateau muet des hackers

La première fois que des hackers de métropole sont venus mettre leur grain de sel dans l’exercice d’alerte au tsunami Caribe Wave, en 2015, ils étaient quatre. En 2016, le compteur est monté à dix parce que l’équipe a emmené, notamment, des dronistes pour photographier et cartographier l’île de Marie-Galante avant et après la catastrophe simulée. Cette année, c’est carrément un convoi de 16 personnes qui a pris l’avion pour les Antilles.

L’une des nouveautés 2017 est l’ajout d’une «brique tourisme» : deux professionnels du secteur ont intégré l’équipe pour brainstormer sur la place des vacanciers dans la prévention aux catastrophes naturelles. «Un jour, je me suis posé la question de pourquoi la présence de touristes change tout quand il y a une catastrophe naturelle», explique Jean Karinthi, directeur de la Maison des associations à la ville de Paris, et responsable administratif et financier – bénévole – de l’équipe Hand. «Le tsunami de 2004 en Asie a été beaucoup filmé, les images ont circulé dans le monde entier et on a énormément parlé des familles de pays riches qui cherchaient leurs proches disparus en Asie.» La catastrophe locale devient un problème international et soulève «une hystérie médiatique, parce qu’un touriste ne vaut pas la même chose qu’un paysan propriétaire d’un hectare sur place…» Les vacanciers touchés monopolisent l’attention au détriment des populations locales. En résumé, s’ils étaient mieux préparés aux risques et aux conduites à tenir quand ils passent l’été dans une région à risques, on perdrait moins de temps à compter les touristes morts et vivants en cas de catastrophe, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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