La carte postale du Tour: coup de chaud sur les coureurs et les travailleurs

La chaleur torride frappe le Tour de France. Pas une goutte de pluie depuis que les coureurs sont dans l’Hexagone. Le Tour est obligé d’arroser certaines portions de routes pour éviter que le goudron ne fonde, et la chaleur est également difficile pour tous les travailleurs saisonniers en charge de la sécurité et des animations.

De notre envoyé spécial sur les routes du Tour à Saint-Gaudens,

Quand il arrive en ville, tous les fans veulent le voir. Le lion, mascotte d'une banque partenaire du maillot jaune du Tour, fait le spectacle sur la ligne d'arrivée. « Le jaune, ça réfléchit bien le soleil », même si à 40 degrés, Louis Delporte, jeune homme de 22 ans emmitouflé sous l'épaisse crinière, c'est plus compliqué : « Je sues beaucoup, je perds du poids. Mais je m'hydrate bien, donc tout va bien. Plusieurs heures dans la mascotte, je ne suis pas sûr que je serai là pour vous parler, mais là pour l'instant, cinq minutes, dix minutes, c'est largement suffisant. »

Le Tour n'a jamais eu aussi chaud, estime André Bancala, coordinateur pour les départements de France : « Ça fait plus de 20 ans que je prends la température trois fois par jour. Quand on applique les statistiques et que l'on compile tous ces chiffres, on se rend compte que la température de l'air a augmenté, d'entre un degré cinq et un degré sept, et la température du sol de plus de quatre degrés. »

Comme une incantation ici : de la pluie, oui, mais pas d'orage trop important qui pourrait provoquer des coulées de boue. Les coulées de boue, un mauvais souvenir. En 2019, dans les Alpes, une étape avait été interrompue à cause d'elles.


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