Carpentras: un commissaire et un vice-procureur contrôlés dans un restaurant clandestin

Justine Chevalier
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Un restaurant fermé (photo d'illustration) - THOMAS COEX / AFP
Un restaurant fermé (photo d'illustration) - THOMAS COEX / AFP

Vendredi dernier, 10 personnes, dont un magistrat, ont été verbalisées alors qu'elles consommaient à l'intérieur et à l'extérieur d'un restaurant ouvert illégalement à deux pas de la préfecture de police de Paris. Ce week-end, ce sont un commissaire de police et un vice-procureur qui ont été contrôlés dans un établissement clandestin, cette fois-ci à Carpentras, dans le Vaucluse.

L'information est venue ce lundi matin du ministre de l'Intérieur, interrogé sur France Inter. "Il y a un devoir d'exemplarité de tous", a rappelé Gérald Darmanin, pour évoquer le respect du couvre-feu. Puis le ministre a évoqué le cas de "fonctionnaires du ministère de l'Intérieur" qui "ne respectent pas" les règles, notamment "dans des restaurants clandestins". "Ça a été le cas ce week-end, d'après ce que je comprends, c'est le cas manifestement d'un commissaire de police dans le sud de la France", a-t-il fait savoir.

Un repas récupéré "en click and collect"

Les faits se sont produits samedi. Selon nos informations, ce sont des passants qui ont appelé la police, étonnés de voir un attroupement devant le restaurant. Lors de leur contrôle, les policiers tombent ainsi sur un commissaire de police de Carpentras mais aussi un vice-procureur du tribunal judiciaire de la ville.

L'Union syndicale des magistrats, à laquelle appartient le vice-procureur mis en cause, a déploré le "sensasionnalisme" autour de cette affaire. Le syndicat explique que son adhérent n'était pas venu déjeuner mais "récupérer un click and collect". Une enquête judiciaire a été ouverte, indique ce lundi soir une source proche du dossier, qui devra déterminer les circonstances.

Le ministre de l'Intérieur a déjà précisé qu'il a demandé, si les faits sont avérés, au directeur général de la police nationale "de suspendre" le commissaire "et de lui retirer son poste de commandement". "Pour être respecté, il faut être respectable", a martelé Gérald Darmanin, qui a annoncé le chiffre de 6.000 verbalisations juste pour la journée de samedi, pour non-respect du couvre-feu.

Article original publié sur BFMTV.com